Interview Chef Toqué : Ludovic Mey

Ludovic Mey chef des Apothicaires et de la Tour Rose à Lyon nous explique sa passion pour la cuisine et donne ses conseils pour tous ceux qui souhaitent devenir chefs et faire de leur passion un métier et inversement.

 

 

Entrées

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

J’ai été attiré par ce métier pour plusieurs raisons :
D’abord le contact avec la matière… Les aliments, toucher, regarder et sentir.
Et J’ai grandi dans une famille d’épicuriens, ce qui m’a transmis l’amour de la table.
Les moments partagés à table sont toujours les plus beaux.

 

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai d’abord effectué un stage dans un restaurant lorsque j’étais au collège, puis j’ai intégré l’école hôtelière de Grenoble. J’étais plutôt un cancre à l’école…
La cuisine m’a révélé !
La cuisine m’a donné la motivation de me lever tous les matins pour y aller.
J’avais besoin de faire quelque chose de manuel et pratique. Utiliser mes mains et mon imagination.

 

Plats

 

Pourquoi ce métier est-il considéré comme difficile ?

Les principales contraintes sont le rythme de travail et les horaires. On travaille les week-ends, quand les autres se reposent.
Ce métier demande aussi de la précision et de la rigueur.
Il faut aussi savoir gérer le stress pendant les services.

Pour accepter ces contraintes, il faut être organisé et passionné !

 

Quelle est aujourd’hui votre motivation au quotidien ?

Sans hésiter la création culinaire !
Dès que j’ai un moment à moi, je pense à la création, à la technique ; je pense à la cuisine, au montage d’un plat, aux associations des ingrédients et des saveurs.
Une autre très belle motivation est la satisfaction et les remerciements des clients qui ont passé un bon moment autour de ma table.

 

A votre avis, quels sont les avantages et l’intérêt de participer au concours Toque-Chef ?

Ce concours est qualitatif, et part d’une idée novatrice : aller à la rencontre des personnes pour leur faire aimer ce métier.
Les chefs qui s’associent et s’investissent dans ce projet sont tous de grands professionnels  prêts à s’investir pour transmettre leur passion et former les chefs de demain.

 

Comment voyez-vous le métier de cuisinier dans 50 ans ?

Il existera toujours !
La cuisine sera peut-être différente dans ses influences et ses techniques, mais elle sera toujours importante et mise sur un piédestal.

 

 

Dessert

 

Quel est votre conseil pour un jeune qui voudrait se lancer dans le métier de cuisinier ?

Le début est le plus dur, il ne faut surtout pas baisser les bras les premières années.
Accrochez-vous, ça en vaut la peine !